Alchemic Sound Museum

Review

Chronique de Dédale(s) - Hierarchy of Fools par Les Terres Etranges

 

Un Minotaure de l'ère industrielle. Voilà ce qu'est Dédale(s).


Un labyrinthe métallique de sons, empli de brouillard empoisonné. Dans ce piège mortel, des pistons peuvent vous broyer à tout instant, des frelons mécaniques vous piquer, des rouages vous happer. Le bruit des turbines vous distrait. Crapauds automates, messes noires, comptines de l'enfance.

Dédale(s), c'est un trip à "The Cell" dans la tête de Jack l'Eventreur. C'est "La Cité des Enfants Perdus" qui tourne mal. Un putain de climax steampunk.

A peine est-on sorti de cette usine maléfique qu'on débarque sur un quai de gare, station des mauvaises rencontres. La rumeur du rail est omniprésente. Dédale(s) est une dystopie où les locomotives passent à travers les immeubles. Kafka n'est jamais loin. C'est une asile de fous, à l'ancienne, avec camisole et électrochocs. Elle communique par des tunnels à la maison victorienne de grand-maman, là où un piano mélancolique égrène de vieux fantômes en robes de dentelle.

Les pires cauchemars sont toujours en noir et blanc. C'est leur parcours surchargé de détails qui inspire la peur. Les pires cauchemars sont des immenses musées livrés à eux-mêmes qui tentent de vous dire en quelques pièces tout ce que vous avez gâché dans votre vie.

Et Dédale(s) propose la lobotomie frontale comme solution à tous ces problèmes.

 

SOURCE

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